Revue de presse

Alléger la peine des femmes de la pêche en Afrique
Le sujet relatif aux conditions de travail de la femme africaine dans les activités de pêche était en bonne place au cours de cette première journée de séminaire à Tanger.
Dans une brève présentation, Hayat Assara de la Conférence ministérielle sur la coopération halieutique entre les Etats africains riverains de l’océan Atlantique (COMHAFAT), s’est appesantie sur le rôle de la femme dans l’ensemble de la chaîne des valeurs de la pêche. Sa présence est permanente et essentielle, de la production à la commercialisation.
‘’Les femmes se situent donc au cœur des enjeux. Elles jouent un rôle crucial dans l'environnement maritime'’, souligne l’oratrice.
Par ailleurs, elles font face à de nombreux défis et contraintes majeurs. Des difficultés qui se caractérisent par l’accès limité aux ressources halieutiques, aux financements, à des aménagements et des équipements conformes. Elles rencontrent également des nombreux maux lorsqu’il faut écouler le produit sur le marché.
Hayat Assara a toutefois pu relever que la question est au centre des préoccupations des décideurs. À cet effet, plusieurs organismes et partenaires au développement multiplient des actions dans le sens de l’amélioration des conditions de vie de la femme. C’est le cas de la FAO avec diverses directives, ou de la COMHAFAT qui a mis sur pied le Réseau africain des femmes de la pêche (RAFEP).
Sur cette même voie, la COMHAFAT propose des solutions qui visent à permettre à la femme de bénéficier d'un statut en accord avec les textes règlementaires émanant des institutions compétentes.
‘’ On dit souvent que pour un développement durable, il faut penser aux générations futures, et je ne vois pas qui pourrait mieux le faire que les femmes.’’, a conclu Mme Assara sur une note d’interpellation forte.
Estelle Benga Amvane